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Homéopathie : pourquoi il faut maintenir le remboursement à 15 %

Le remboursement de l’homéopathie ne coûte rien à l’Assurance Maladie pour les patients du régime général. C’est ce qu’il faut retenir de  la récente étude réalisée par le cabinet Astérès [1], qui démontre qu’un maintien de remboursement à 15% permet d’atteindre une neutralité des coûts. Décryptage.

Encore remboursée à 15%, l’homéopathie ne le sera vraisemblablement plus l’année prochaine au 1er janvier 2021, suite à la décision de la ministre de la Santé Agnès Buzyn.

En clair, cette thérapeutique plébiscitée par plus d’un Français sur deux [2] ne sera plus remboursée du tout par l’assurance maladie. Perte du libre-choix, hausse des tarifs : les acteurs de l’homéopathie comme les laboratoires pharmaceutiques, les sociétés savantes ou les associations de patients continuent pourtant d’alerter sur les conséquences de cette décision. Ils soulignent surtout son incohérence car l’homéopathie ne coûte désormais presque rien à l’Assurance maladie. Ce qu’une récente étude du cabinet indépendant Astérès démontre.

 

Un coût neutre pour l’Assurance maladie

Ce rapport, publié en septembre, démontre que le taux de remboursement à 15% permet d’atteindre un équilibre qui se traduit par une neutralité de coût pour l’assurance maladie. En effet, le montant du remboursement des médicaments homéopathiques pour les patients du régime général est inférieur à la franchise médicale de 50 centimes. Concrètement, à l’heure actuelle, lorsqu’un patient va en pharmacie acheter un tube d’homéopathie prescrit, l’assurance maladie ne débourse pas un centime.

 

Le reste des coûts, d’environ 30 millions d’euros, s’explique par :

– l’existence de dérogations au paiement de la franchise médicale pour certains publics fragiles (comme par exemple les bénéficiaires de la CMU, les patients en ALD, les femmes enceintes)

– les honoraires de dispensation (la rémunération que perçoit le pharmacien pour la délivrance de médicaments, fixée en accord avec l’Assurance maladie)

– les préparations magistrales.

 

Au total, le montant des dépenses de l’assurance maladie pour l’homéopathie représente, en 2020, 31,2 millions d’euros. Soit 0,1% du total des remboursements de médicaments (29,8 milliards d’euros).

Dès lors, l’économie que réaliserait l’assurance maladie en cas de déremboursement total des médicaments homéopathiques devient totalement hypothétique. Dès qu’un patient se tournera vers un médicament remboursable plus cher qu’un médicament homéopathique l’assurance maladie y sera de sa poche.

Au-delà, les professionnels de santé sont également inquiets des conséquences d’une telle décision. Alors que l’homéopathie devrait être la réponse de première intention, un tel déremboursement va sans aucun doute détourner nombre de patients de cette thérapeutique vers d’autres solutions remboursables.

 

Le maintien du remboursement de l’homéopathie à hauteur de 15% est donc essentiel pour de très nombreux Français et pour les professionnels de santé. Avec un coût neutre pour la sécurité sociale, le remboursement garantit un accès à un parcours de soins plus égalitaire. Par ailleurs, le remboursement à 15% permet à la plupart des complémentaires santés de couvrir le complément.  Dans le contexte actuel, cela nous semble plus que nécessaire pour une santé durable pour tous.

 


 

[1] Rapport « Baisse du taux de remboursement de l’homéopathie : Prévision du coût pour la Caisse Nationale d’Assurance Maladie en 2020 », ASTERES, Septembre 2020 https://asteres.fr/etude/homeopathie-cout-assurance-maladie-2020/

[1] Etude « Les français et l’homéopathie » Ipsos – Octobre 2018 – https://www.ipsos.com/fr-fr/lhomeopathie-plebiscitee-par-les-francais